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Pendant deux mois à Stuttgart, j'ai noté chaque jour sur un carnet les rues empruntées lors de mes déplacements. Chaque trajet a été ensuite repris sur cette aquarelle calquée sur le plan de Stuttgart : le premier jour est dessiné à l'encre de Chine pure, puis le deuxième jour l'encre est un peu diluée et ainsi de suite jusqu'à un gris très clair. Mes pas se sont dilués dans la ville pour devenir cet écheveau de mémoire de trajets. Que dessine chacun d'entre nous en marchant chaque jour ? La terre entière est graphiée de nos pas : réseau invisible que nous ne percevons pas.
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